Gestion du stress, les femmes plus concernées ?

formation_gestion_du_stressLes femmes sont-elles plus stressées que les hommes ? OUI ! Elles sont plus touchées que les hommes par le stress chronique et les troubles anxio-dépressifs qui en résultent. Plusieurs facteurs expliquent le stress des femmes, et ils sont en prendre en considération lors d’une formation gestion du stress ! Autres mots clefs : gestion du stress en intra sur Marseille, Aix en Provence, Toulon…

Plusieurs études montrent que la réactivité au stress est variable entre les sexes et aussi les genres.

Plusieurs études montrent que la réactivité au stress est variable entre les sexes et aussi les genres. Le genre, appelé parfois sexe social, est façonné par l’éducation et la culture contrairement au sexe biologique qui a pour origine la présence ou non du chromosome Y. Une différence attribuée au genre plutôt qu’au sexe est que les hommes sont en général plus sensibles à des stress impliquant une performance alors que les femmes seraient plus sensibles au stress impliquant un rejet social (Pardon et Rattray,2008).

Une théorie fondée sur l’évolution  propose que les hommes,dont le rôle était de combattre les prédateurs, ont développé des stratégies de combat ou fuite(fightorflight)alors que les femmesdontlerôle était principalement le soin aux enfants ont adopté des stratégies du type « protéger et sociabiliser » (tend and befriend) dans les situations difficiles (Taylor et coll., 2000).

 

Les femmes sont plus stressées que les hommes pendant la vie active

Une étude de l’Ined publiée en décembre en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, démontre que, de nombreuses inégalités en entre les sexes perdurent et certaines expliquent pourquoi les femmes sont plus sujettes au stress chronique.

Pendant la vie active, les femmes connaissent la difficile articulation entre vie professionnelle et vie familiale. Elles continuent à consacrer plus de temps aux tâches éducatives et domestiques que les hommes. Pour une famille avec 2 enfants une enquête INSEE de 2010 révèle ainsi les chiffres de 2,5h de temps domestique et 2,5h de temps parental pour les femmes. Soit 5h de temps au total ! Pour les hommes, ces durées sont d’1h inférieure en moyenne pour le temps domestique, et 1h en moyenne inférieure pour le temps parental.

A la retraite, les inégalités perdurent

Puis, à la retraite, les femmes assurent l’essentiel des soins prodigués aux proches en situation de dépendance, qu’il s’agisse de leur propre famille ou de celle du côté de leur conjoint. « Ce rôle d’aidante se tient au détriment de leur propre santé : la pénibilité et le stress qui lui sont associés se traduisent par des risques accrus de troubles psychiques, en particulier de dépression ».

Ces réalités émergent lors des formations en gestion du stress. Au-delà de leur perception et leurs sources de leur stress au travail, les participantes ont souvent le souhait d’aborder aussi la sphère privée. Elles font ainsi des prises de conscience salutaires,  identifient des solutions, et sont amenées à pratiquer le lâcher prise sur certains sujets…

 

La prévalence des différentes maladies associées au stress est différente entre les hommes et les femmes

Celles-ci souffrent plus souvent de maladies auto-immunes alors que les hommes développent plutôt des maladies coronariennes ou infectieuses. Concernant les maladies psychiatriques,les femmes sont plus sensibles à l’anxiété,la dépression,les phobies et les troubles paniques alors que les hommes montrent plus fréquemment des comportements antisociaux et des addictions aux drogues.

Concluons toutefois que les hommes souffrent plus de stress chronique et de dépression que ce que le disent les statistiques ; mais ils reconnaissent moins leurs difficultés psychologiques. Proposer un coaching peut alors les aider..

Vous souhaitez mettre en place une formation gestion du stress ? Contactez-nous pour plus d’informations, ou recevoir un programme standard (que nous adaptons ensuite à vos besoins et attentes) anne.sebban@asformationpaca.fr   Tel 06 27 22 15 25

 

Stress, souffrance au travail, dépression…Comprendre les malaises actuels de notre société

gestion_du_stress_marseilleAlain Erhenberg, sociologue français, directeur de recherche au CNRS, nous explique comment les revendications de liberté des années 60 ont évolué aujourd’hui vers le culte de la performance, et ses revers que sont le stress, la dépression, la souffrance au travail... Vous pouvez écouter sa conférence (1h30) sur canal U, ou lire mes notes résumées ci-dessous, car comprendre les fondements du malaise actuel de la société, être lucide, élargir notre conscience, nous aide à prendre du recul, et sans doute à mieux vivre.

 

Le malaise prend ses racines dans les années 60 qui amorcent la grande transformation de la société avec une série d’éléments nouveaux  : la recherche du bien-être, le renforcement de la protection sociale, la croissance, la mobilité géographique, les politiques du logement, d’éducation, d’équipement collectif…Toutes ces nouveautés ont trois conséquences :

  • l’ouverture des possibles (début de l’ ‘ascenseur social’);
  • la diminution des aléas de l’existence (la sécurité matérielle s’accroît);
  • et une plus grande indépendance vis-à-vis de la communauté d’appartenance (la famille, le quartier, l’entreprise…).

Tout au long des années 70, nous sortons d’une morale du devoir, d’une société organisée, de l’interdiction, de l’uniformité, de l’exécution mécanique… pour aller vers une morale du développement personnel. Les règles sont ébranlées, c’est l’apparition de ‘L’individu souverain qui n’est semblable qu’à lui-même’ (Nietzsche). Ce qui était réservé  à une élite sociale et à une communauté artistique devient un idéal commun; nous assistons à un processus de démocratisation de l’exceptionnel.

A partir des années 1980, fin des 30 glorieuses, la société française entre dans le monde de la concurrence et des compétitions. De nouveaux figures envahissent l’imaginaire social : sportifs, héros de l’extrême, chômeurs créant leur propre entreprise….  le monde de l’action, du dépassement de soi… Bernard Tapi – qui a même animé un show du nom symbolique ‘d’Ambition’ –  est un VRP de ce mode de vie.

Aujourd’hui, nous sommes peut être à la fin de la lutte des classes, mais les inégalités se recomposent. L’idéal devient d’être entrepreneur de sa propre envie. Les exigences d’action et de performance s’accentuent  pour tous. Ainsi pour trouver un emploi, même précaire, il faut faire preuve de motivation, de capacité de représentation de soi, d’être capable de passer des contrats…Le modèle disciplinaire recule au profit de modèles qui incitent à l’autonomie dans toutes les strates de la hiérarchie. L’agent devient progressivement le seul responsable de son action et de sa capacité à évoluer. Il y a report des responsabilités des organisations vers l’individu. A l’aspiration de l’autonomie s’ajoute la contrainte de l’autonomie.

Auparavant les psychanalystes soignaient des névroses, c’est à dire des pathologies mentales résultant de conflits psychiques remontant à la petite enfance. Depuis les années 80, de nouveaux troubles psychologiques sont apparus, il ne s’agit plus de névroses ; les patients manifestent une sorte d’absence de limite de soi et un besoin d’Être, accompagnés de la peur de ne pas être à la hauteur de leurs propres idéaux. C’est une pathologie de la grandeur ! Ainsi du culte de la performance à l’effondrement psychique, nos sociétés ont fini par donner forme à une culture du malheur intime inédite. La performance, l’épanouissement individuel et la vulnérabilité de masse forment un tout qu’Alain Erhenberg appelle la nervosité dans la civilisation.

 

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Développer son estime de soi pour améliorer sa confiance, s’affirmer, arrêter de procrastiner…

 

formation estime de soiChristophe André, psychiatre et écrivain prolifique, est à la une du portail de Sciences Humaines. Il nous explique l’importance de l’estime de soi dans notre vie. Je saisis cette opportunité pour écrire ici sur ce thème que je traite dans plusieurs formations : Confiance en soi, Assertivité, Gestion du Stress, Gestion du Temps… car de nombreuses études démontrent que l’estime de soi est au cœur de notre efficacité, c’est-à-dire de notre capacité à produire le maximum de résultat avec un minimum d’efforts et de moyens (je n’aime pas le mot ‘performance’, je vous dirai pourquoi dans un autre article).

En fait l’estime de soi c’est ‘la façon dont on se voit, et si ce que l’on voit on l’aime ou pas…’Nous nous évaluons en permanence, nous nous comparons, nous nous inquiétons du regard que les autres portent sur nous … Et le résultat de ces évaluations à un impact sur l’ensemble de nos actes, notre capacité à oser agir, notre vision des échecs, et des stratégies de résolution de problèmes que nous mettons, ou pas, en place. En fait, face aux doutes et à l’incertain, il s’agit de développer une attitude optimiste qui consiste à supposer qu’il existera une issue favorable et agir pour la faciliter.

L’important est que, quelle que soit notre histoire de vie, nous pouvons améliorer notre estime de nous-même : faire évoluer nos croyances, nos pensées limitantes, développer notre autocontrôle, modifier notre vision de l’échec… Alors pensez que, OUI, les choses peuvent changer dans le bon sens, vous pouvez développer vos compétences, mieux atteindre vos objectifs, aller jusqu’au bout de vos projets, arrêter de remettre au lendemain, oser vous lancer, agir… !

Vous pensez ‘tout cela est très bien’, mais ne vous concerne pas, que cela est bon pour les autres mais pas pour vous, que votre passé prouve que vous n’êtes pas capable de faire certaines choses ou d’évoluer ?… Autant de messages négatifs dont vous vous  nourrissez (à bas votre ‘parent critique !’), qui vous paralysent et démontrent que vous avez actuellement une trop faible estime de vous-même.

Qui que vous soyez, dites-vous bien que vous êtes un être unique, plein de ressources qui ne demandent qu’à être activées ! Alors commencez dès maintenant à agir pour développer votre estime ! Lisez Christophe André et …venez en formation ! 🙂

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